Huit heures pour la solidarité
La Méditerranée demeure un des centres du monde. Les événements d'ici continuent d'influer sur le devenir de l'humanité. Alors que s'élabore une union pour la Méditerranée, quels sont les enjeux qui peuvent donner sens à l'action des Etats, de l'union européenne et des sociétés civiles ? Pour mieux comprendre ces enjeux, nous vous proposons quelques sites :
Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme
Ligue des Droits de l'Homme : campagne Trop c'est trop!
Réseau Euroméditerranéen des Droits de l'Homme
Plateforme non gouvernementale Euromed
Fédération Euroméditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED)
19 DECEMBRE 2008 - PALAIS DES CONGRES
Le 7 décembre 2007, la ligue des droits de l'Homme et du citoyen, en partenariat avec la Ville d'Ajaccio, organisait la première édition des "Huit heures pour la solidarité".
Le 19 décembre 2008 au palais des congrès d'Ajaccio. aura lieu la deuxième édition avec pour thème "La Méditerranée à l'heure du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme " : Au programme expositions, projections, débats, et soirée spectacle.
S'exprimeront notamment :
Patrick BAUDOIN , président d'honneur de la Fédération Internationale de Droits de l'Homme (FIDH)
Hélène FLAUTRE , présidente de la sous-commission aux Droits de l'Homme du Parlement Européen (www.flautre.net/)
Michel TUBIANA , président d'honneur de la Ligue Française des Droits de l'Homme et du Citoyen (LDH)
Copyright © Elisabeth Cosimi
La Méditerranée à l'heure du 60ème anniversaire de la DUDH
La méditerranée est une vaste frontière au carrefour de trois continents et d'un nombre mouvant de pays riverains (vingt sept pays au début du vingt et unième siècle). Un carrefour sur lequel, à travers l'histoire, les empires se sont succédé d'une rive à l'autre. Un espace autour duquel les civilisations, la puissance, l'influence, ont constamment fluctué. Cette frontière est, certes, un ligne de partage entre un Nord et un Sud, entre un Orient et un Occident, entre des zones tempérées et des zones arides, des zones de stabilité et des zones de crise, des zones de relative abondance et des zones de pénuries. Mais c'est aussi un espace de circulation au sein duquel personne n'a jamais réussi à vivre longtemps au mépris des autres. Un espace au sein duquel l'unilatéralisme est impossible' et s'est toujours révélé sans lendemain.
De nos jours, les hommes et les femmes de part et d'autre des multiples lignes de partage qui définissent l'aire méditerranéenne, ne bénéficient pas des mêmes droits, des mêmes opportunités, des mêmes chances et des mêmes garanties. Il y a dans ce genre de situation et sur ce genre de frontière deux attitudes possibles. Celle qui consiste pour les plus riches, les mieux lotis, les plus chanceux, à se protéger, à se barricader, sous prétexte de défendre les acquis et pour empêcher les moins chanceux de venir cueillir chez eux quelques fruits de l'abondance ou profiter à la marge des garanties d'une société. Et puis il y a l'attitude qui consiste à se montrer intelligemment solidaire, à dialoguer, à organiser l'accueil, à réfléchir au moyen d'étendre le bénéfice de la richesse, à éviter les drames individuels, les migrations risquées sur des routes périlleuses, à faire le constat réaliste des besoins réciproques, à penser que dans un tel espace, l'avenir se prépare ensemble et que les forteresses ne résistent jamais longtemps.
Le droit à l'éducation, le droit à la santé, le droit au travail, la liberté de penser et le droit de s'exprimer, le droit de circuler, le droit à la dignité et à une justice équitable, pour tous les individus, hommes et femmes de manière égale, sont des notions universelles et indivisibles inscrites dans la Déclaration de 1948. Elles sont selon les lieux à conforter ou à conquérir. Garantir l'avenir et le renforcement de ces droits dans les sociétés qui en bénéficient, c'est obligatoirement aider les sociétés qui n'en bénéficient pas encore à les conquérir. Cela ne se fait ni par la force des armes, ni par l'intransigeance des diktats, ni même par l'arrogance des discours. Cela se propage par l'échange, par le dialogue, par l'aide apportée aux victimes, par la pression exercée sur les puissants, par l'exemple.
Durant huit heures, nous vous invitons à partager cette idée d'une Méditerranée fraternelle autour d'expositions, de projections de reportages documentaires, d'un grand débat, de chants, et autour d'un buffet.
PALAIS DES CONGRES D'AJACCIO LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2008
Né de l’alliance de la fougue et de la générosité, l’émotion et la volonté affleurent de son saxophone et se font le ciment d’un véritable groupe qui communique une énergie toute dédiée à une musique en évolution constante. Sous le signe de la convivialité, chère à sa terre natale, les rencontres et les expérimentations diverses s’enchaînent, nous livrant à chaque fois une musique d’une fulgurante sensibilité. Le quartet démontre l’immense cohésion existant par la rythmique Paoli, Fallone, Giannelli, et transporté par le souffle de Paul Mancini.
« J’aime l’idée d’une musique simple, communicative… qui reste fluide et directement perceptible même si, pour en arriver là, on met en jeu des structures complexes…. Mon rapport à la tradition est dans l’imitation de procédés formels : les phrases, les notes, tout ça n’est rien sans l’esprit qui les anime… » Le jazz c’est être ensemble. Aujourd’hui la carrière de Paul Mancini est à un tournant, le jeune saxophoniste sait aussi qu’il doit maintenant travailler à imposer sa propre musique, une musique basée sur l’énergie et le respect de la tradition, dans l’esprit du jazz.
Nous avons toujours voulu chanter l’histoire de tout homme qui souffre pour ses choix, son engagement, son amour
(Jean-Claude Acquaviva).
De par sa vision ardente et passionnée du chant sacré et profane, A Filetta est le plus somptueux des groupes de polyphonie Corse. Avec trente ans d'existence et treize albums, A Filetta est l'un des groupes phares du chant en Corse. Composé de 7 voix d'hommes, ce choeur d'une créativité inouïe perpétue la tradition orale insulaire mais est également reconnu pour son exploration d'autres domaines du chant polyphonique notamment à travers des créations d'oeuvres contemporaines. Le chemin parcouru par A Filetta en 3 décennies est riche d'expériences et de rencontres, tant dans le domaine du théatre que dans celui des musiques de films ou de créations scéniques.
Chaque jour un peu plus, l'humanité semble vouloir le chacun pour soi, ici et maintenant. Qu'importe les dégâts puisque le bonheur est au bout de la route pour celui qui gagne la compétition ! Et chacun, évidemment, de croire que ce bonheur là lui est promis.
La Corse n'échappe pas à cette illusion même s'il subsiste, ici comme partout ailleurs, un peu de nostalgie pour un passé que l'on imagine meilleur au gré des humeurs du temps présent.
Mais il n'y a pas de fatalité. Au-delà de la revendication, au-delà également de réflexes évidents d'altruisme pour faire face à des situations d'urgence, la solidarité sera encore demain, si nous le voulons, un fondement de nos sociétés.
Parce qu'elle lie la responsabilité et le destin de chacun, elle demeure une alternative pour le monde que nous laisserons aux générations à venir.
Il suffit simplement d'affirmer que l'homme n'est pas un loup pour l'homme; que les inégalités, les exclusions, les solitudes sont des dénis d'humanité; et que l'humanité ne se réduit pas à une foule d'individus soumis à la loi du plus fort, mais qu'elle est une et indivisible.
Face au chacun pour soi ici et maintenant, dès à présent, nous pouvons opposer une parole insoumise qui discute de la solidarité.
C'est ce qu'a proposé la Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen, en partenariat avec la ville d'Ajaccio le vendredi 7 décembre 2007 au Palais des Congrès d'Ajaccio, dans un cadre de conférences débats, d'expositions, d'un buffet suivi d'un concert.
