Pour le respect des libertés - 13/12/2007
Depuis plusieurs semaines, la Corse vit au rythme d'un activisme policier inquiétant.
Les Ajacciens n'ont pas oublié l'impressionnant déploiement policier, le véritable état de siège, les provocations des policiers, les interdictions de se déplacer et de manifester qu'ils ont subis lors de la venue du président de la république et de la tenue d'un conseil des ministres dans leur ville.
Depuis, un harcèlement policier touche particulièrement les nationalistes et les étrangers, ainsi que leur entourage familial.
Sur le fond, la logique est la même. Une politique de l'ordre et l'autoritarisme, le mépris pour les libertés publiques et individuelles, ainsi que pour la dignité des personnes.
A chacune de ses interventions policières, les citoyens touchés ont témoigné d'une même fébrilité, d'une même arrogance, parmi les forces de l'ordre. Au risque de la bavure. Seul leur sens des responsabilités a permis d'éviter l'escalade.
Aujourd'hui, nous disons notre inquiétude devant la multiplication, la quotidienneté de ces violences. El aussi parce que tout semble permis du coté policier. II faut que cela cesse.
Il faut en finir avec les portes cassées à coups de tête de bélier, les personnes jetées à terre, menottées, insultées, les enfants terrorisés, les femmes atteintes dans leur dignité, les personnes âgées tenues en joug...
Il faut que cesse cet activisme policier sans limite et dangereux. En particulier, il faut que cesse la politique du chiffre pour les étrangers qui sont aussi des salariés et le fichage ADN des nationalistes.
Les signataires de cette protestation ont demandé audience au préfet de Corse le mercredi 19 décembre 2007 à 18h pour lui faire part de leur inquiétude et de leur colère.
Ajaccio, le 13 décembre 2007
Philippe GATTI Bâtonnier de l'ordre des avocats de Corse du sud
Miloud MESGHATI Président de l' Union des Marocains de la Corse du sud
Gérard MORTREUIL Secrétaire de la CFDT Corsica
André PACCOU LDH
