Libertés
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Extrait du poème "Liberté" de Paul Eluard .
Actualités
25/03/09 - CABEC - Conférence de presse du collectif Anti Base Elèves de Corse (CABEC) dont fait partie le LDH - National : six organisations à l'initiative de la LDH demandent à rencontrer le ministre de l'éducation nationale (LDH, FSU, FCPE, Unsa-SE, SGEN/CFDT, Ligue de l’enseignement) Lire
07/03/09 - Liberté de la presse & diffamation - Soutien du Front Uni contre ce Padduc (dont fait partie la LDH) au journaliste Enrico Porsia .
Le 16 juillet, 33 organisations du Collectif Non à EDVIGE se sont réunies pour dénoncer le décret du 27 juin 2008 créant le fichier EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Genérale) et ses attaques contre les droits et les libertés publiques (fichage des militants) et individuelles, contre les droits des enfants (fichage des mineurs), contre le respect de la vie privée (vie sexuelle, état de santé, comportements...), et pour organiser la riposte.A ce jour, près de 20 000 personnes et près de 200 organisations ont signé l'Appel en ligne « Pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE » http://nonaedvige.ras.eu.org , manifestant une inquiétude évidente des citoyens face aux atteintes à la vie de notre démocratie contenues dans ce fichier.
(17.07.2008 / 07:04)
La LDH dénonce la nouvelle loi sur le secret des sources.
Communiqué diffusé aux élus de l'Assemblée de Corse et aux organisations syndicales concernées.
Le gouvernement a proposé et fait adopter en mai 2008 une loi censée garantir la protection du secret des sources dans l'exercice du métier de journaliste. Cette loi en réalité prévoit qu'il ne peut être porté atteinte à ce secret l'orsqu' " un impératif prépondérant d'intérêt général " le justifie. La Ligue des Droits de l'Homme constate que les termes de l'exception sont larges. Les journalistes qui exercent leur métier en Corse risquent d'être particulièrement concernés par cette exception.
Tout le monde connaît l'histoire mouvementée des rapports entre la profession de journaliste et les autorités policières et judiciaires en Corse depuis trente ans. La dernière affaire, en mai 2008, a été provoquée par la volonté de la police judiciaire de prélever l'ADN de l'ensemble du personnel de RCFM dans le cadre d'une enquête sur un communiqué du FLNC. Comme l'ont généralement fait depuis trente ans, dans des circonstances diverses les personnels de plusieurs entreprises de presse, les journalistes et les personnels de RCFM ont refusé d'obtempérer.
A la lumière de cette affaire et des termes de la nouvelle loi, il est permis de s'inquiéter. Depuis toujours, les autorités considèrent que ce qui se passe en Corse relève de l'impératif prépondérant d'intérêt public qui permettrait d'exiger des journalistes une collaboration totale. Depuis toujours les journalistes de Corse affirment que cet impératif ne peut pas les conduire à trahir le secret des sources.
Une fois de plus, la Corse risque d'être un terrain privilégié pour appliquer une loi inquiétante. Mais au-delà, c'est bien une liberté fondamentale, celle de la presse qui est en danger.
03/06/2008
