Notre organisation
La LDH est ouverte à tous, il suffit d'en accepter les buts et les moyens. En adhérant à la LDH, on devient membre de la section locale d'une association nationale. Cette section intervient à l'échelle d'une commune ou d'un regroupement de communes.
Cohérence et autonomie.
La LDH est une association à la fois unitaire et décentralisée ; la section en est l'unité de base et le lieu privilégié d'engagement des adhérents. Elle dispose d'une véritable autonomie d'expression et d'action ; pourvu qu'elle ne contredise pas les positions de congrès de la LDH et qu'elle n'aille pas contre ses principes, elle est libre de son activité locale et de ses prises de position. De même, elle gère elle-même ses dépenses courantes : elle dispose d'un compte propre, dans la banque choisie par la Ligue et sur délégation du président national. Chacune de leur dépense engage la LDH tout entière car les sections n'ont pas de personnalité juridique autonome : elles sont délégataires de gestion de leur budget propre.
La vie interne de la LDH est animée à tous les niveaux par le principe électif. Le président et le bureau de la section sont élus, chaque année, par les adhérents de la section : leur élection fait l'objet d'un débat à son assemblée générale annuelle.
Au niveau national, sont décidées les prises de position de la LDH, ses interventions judiciaires et son budget ; mais ces décisions sont issues de discussions et de débats dans les instances nationales, d'abord au congrès, constitué des représentants des sections, qui a lieu tous les deux ans, et ensuite au Comité central élu par le congrès. Dans l'intervalle des congrès, c'est cette instance qui est son principal organe de délibération.
Le Bureau national et le président sont élus chaque année par le comité central à l'occasion du congrès. Ils dirigent concrètement l'association. Les membres du comité central et du bureau national, y compris le président, sont tous des bénévoles.
Autant le dire d'emblée : la LDH n'est pas riche. Son budget global, incluant la trésorerie nationale et celle des sections, est de l'ordre de 9 millions de francs, soit 1,4 million d'euros. Il est composé pour l'essentiel des cotisations des militants, mais aussi de subventions spécifiques. L'association emploie à son siège national une quinzaine de salariés, répartis en trois services : le service administratif et financier, le service communication et le service juridique. Cette équipe de salariés est complétée par des stagiaires et de nombreux bénévoles.
L'action : militer à la LDH
L'action de la LDH est faite à la fois de démarches en faveur de cas individuels, de contrôle de l'action publique et d'impulsion de débats et de propositions au niveau national. Elle comprend :
- des interventions du service juridique : il n'agit pas en matière privée, mais intervient dans tous les cas individuels et collectifs (à commencer par ceux signalés par les sections) où les droits de l'homme sont en cause. Il entreprend des actions judiciaires lors de violations des droits qui relèvent de ses statuts. La LDH se porte alors partie civile.
- des prises de position, communiqués à la presse et des démarches nationales auprès des autorités. Ceux-ci sont souvent rendus possibles parce que les sections font remonter au national des informations sur les situations ou les événements devant susciter une réaction.
- des campagnes d'information, de pétition, d'interpellation des élus politiques.
La section diffuse les positions de la LDH, intervient dans tous les cas nécessaires, en saisissant le bureau national et le service juridique, elle agit avec les instances locales des autres organisations, associations ou syndicats, sans obérer l'indépendance de la LDH. Elle s'adresse d'elle-même aux autorités locales, mais, quand il s'agit d'autorités nationales, elle doit transmettre l'information nécessaire au Bureau national pour que soit préservée la cohérence de l'action de la LDH.
Les fédérations et les comités régionaux
Toutes les sections d'un département se regroupent pour former une fédération et cette structure a vocation à représenter la LDH auprès des instances administratives et politiques de cet échelon territorial.
Par ailleurs, chaque année, lors d'une assemblée régionale où elles sont toutes représentées, les sections élisent un comité régional. Cette équipe, pilotée par un délégué régional, a pour mission d'assurer le développement de la Ligue, d'appuyer la création de sections et de contribuer à la circulation de l'information entre l'échelon local et le siège et les instances nationales. Le délégué régional assiste aux réunions du Comité central, avec voix consultative. Ni les fédérations, ni les régions ne supplantent les sections, qui gardent toute leur autonomie.
Les groupes de travail
Des groupes de travail ouverts à tous (adhérents et non adhérents) participent activement aux travaux de la LDH. Ils sont des lieux de réflexion et de proposition sur des questions spécialisées qui touchent aux droits de l'homme. Sur ces questions, des groupes locaux peuvent également se constituer et contribuer aux échanges avec le groupe national.
La liste des groupes de travail
L'université d'automne
L'université d'automne permet une fois l'an, en novembre, d'aborder à fond et devant un large public un thème essentiel pour l'avenir des droits de l'homme. Les dernières sessions ont porté sur les thèmes " Culture et citoyenneté " ; " Sciences et nouvelles technologies " ; " l'Europe " ; " la laïcité " et, en 2001, " la justice ".
L'intergroupe des parlementaires proches de la LDH
Les députés, sénateurs et parlementaires européens proches de la LDH se retrouvent dans un intergroupe qui relaye les positions de la Ligue et présente des projets de loi. Les sections sollicitent les élus de leur circonscription pour qu'ils adhèrent à la Ligue et participent au travail de l'intergroupe.
Le mouvement social
Les sections sont attentives aux luttes engagées autour d'elles pour la défense des différents droits. Elles sont en contact avec les syndicats pour les questions posées dans le travail, et avec toutes les associations qui luttent pour des droits spécifiques (logement, santé, etc.)
